Heureusement, la réponse de mon éditrice ne s’est pas faite attendre.  

« Ghylenn,

Effectivement, au vu de ce que tu me racontes et du nombre d’idées que tu as déjà sur ce projet, c’est plus qu’encourageant ! Néanmoins, avant de pouvoir t’envoyer un contrat d’édition, je vais avoir besoin d’un sommaire. Même si je sais bien que tu n’as pas toutes tes idées et qu’il changera très certainement en cours de route, j’ai besoin d’en savoir davantage. Comment comptes-tu organiser tes idées sur une semaine, sur un mois ? Peux-tu m’envoyer ton sommaire et l’écriture d’une semaine ou deux, même si ce n’est pas finalisé ? Juste pour m’assurer qu’on s’est bien comprises sur le fond du projet ? J’attends ton retour. »  

Yes ! La balle était dans mon camp ! J’étais tellement heureuse de cette réponse. Je sautais littéralement de joie ! Or, c’est très précisément à ce moment-là que la pression a commencé à monter d’un cran. Nager dans un monde d’idées aussi séduisantes les unes que les autres ? Aucun problème ! J’aurai pu rester indéfiniment dans cette phase plaisante, délicieuse et confortable. Mais pour avancer mon projet, il allait falloir que je commence à lui donner corps.

Je me suis alors relue, car j’avais noté mes idées en vrac. La phase d’inspiration était justement là pour ça : tout ouvrir sans se brider ni se juger. Et bien entendu, il y avait des répétions et des idées plus ou moins intéressantes, mais je décidais que pour l’instant, cela n’avait aucune importance, je m’occuperai de ça plus tard : il y avait plus urgent ! 

J’avais conscience que si je laissais les choses venir au fil de l’eau, ça allait vite devenir confus. Je prendrais le risque de me perdre dans mes 365 idées… et perdrais mes lecteurs par la même occasion ! Il allait falloir que j’organise mes idées : je décidais donc de déterminer un thème par semaine avec une progression logique. Commencer par le début, le plus évident, les bases indispensables pour libérer sa créativité. C’était loin d’être simple mais gérer 52 thèmes serait au final bien plus facile que 365 idées d’un coup… enfin c’est ce que je disais pour me rassurer car l’ampleur du projet commençait à me donner le vertige.

… l’ombre de mes doutes et de mes peurs approchait…

ghylenn-descamps-creativite

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