J’avais quasiment toutes mes idées à ce moment-là, au moins 400 si je me souviens bien, mais elles étaient notées à la main dans mon carnet et toutes en vrac ! Le temps commençait à presser et je m’étais engagée à donner à mon éditrice les deux premiers mois du livre, soit 56 textes rédigés définitivement, afin que le graphiste puisse commencer à travailler sur la mise en page. J’avais un peu avancé, mais je n’étais pas hyper sûre de moi et loin d’être hyper satisfaite ! Les intentions étaient là, de ce côté pas de doute, mais ce n’était pas vraiment rédigé.

Bon, il faut que je vous dise que oui, écrire ce livre a été un bonheur sans nom, oui, il a changé ma vie tellement je me suis dépassée pour l’écrire, mais ça n’a pas été facile, loin de là… Vous savez, c’est un peu comme un accouchement ! On fini par oublier les difficultés pour se concentrer sur ce qui est beau, mais au quotidien, ça ressemble plus à une traversée de montagnes russes ! 

Bref ! En regardant mon carnet, j’ai paniqué : comment allais-je faire pour organiser toutes ces idées ? Je veux dire concrètement… Est-ce que je devais relire et saisir les textes sur l’ordinateur directement classés par thèmes ? Encore fallait-il que je sois sûre de mes thèmes or je sentais bien que c’était un peu tôt… Et si j’écrivais tout d’un coup, j’allais faire comment pour m’y retrouver ? Je n’arriverai jamais me souvenir à quel endroit j’ai écris tel exercice !!! Rien que d’y penser j’en avais le tournis…

Et puis, à un moment une idée m’a traversé l’esprit. C’était ça l’idée !!! Yes ! Comme je vous l’ai partagé la semaine dernière, j’avais lu le livre de Austin Kleon « Voler comme un artiste ». Et je me suis souvenue qu’à un moment donné, il expliquait qu’il avait écrit son premier recueil de poèmes en utilisant des journaux. Il prenait un article de journal et un marqueur indélébile, puis il effaçait peu à peu les mots qui ne l’intéressaient pas pour ne garder que ceux qu’il voulait. Cette façon de faire lui avait permis de retrouver le goût de l’écriture et d’engager tous ses sens dans le processus. Puis, il avait numérisé ses poèmes puis imprimés et pour finir les avait éparpillés sur son bureau pour trouver le meilleur agencement du livre. J’avais adoré l’idée ! 

C’était décidé, j’allais faire pareil, en adaptant bien sûr l’idée à mon cas : j’allais saisir tous les textes à l’ordinateur, les numéroter, les imprimer, les découper et les classer manuellement en faisant des petits tas par thème ! Ce serait long, c’est certain mais il fallait bien que je m’y mette ! Et pour être tout à fait honnête le fait que ce soit long ne me dérangeait pas vraiment. C’était un excellent prétexte pour retarder le moment de rédiger « pour de vrai » mes textes ! Et oui… une certaine appréhension commençait à pointer son nez…

Effectivement ça a été très long à faire ! Mon bureau étant trop petit pour accueillir tous mes tas, je me suis mise par terre. Et franchement c’était une excellente idée ! Merci Austin de me l’avoir soufflée ! Ça m’a grandement facilité la tâche par la suite !

Après ça, il a fallut tout mettre dans l’ordre dans mes fichiers d’ordinateur… et ça n’a pas été une mince affaire non plus…

… la suite au prochain épisode…

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*365 jours pour libérer sa créativité – Ghylenn Descamps -Editions Marie Claire.

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