Voilà, j’étais arrivée – enfin – à classer mes idées d’exercice. Tous ces bouts de textes éparpillés commençaient à s’organiser dans un certain ordre. Mais bon, j’étais consciente : cet arrangement allait nécessairement bouger, mais au moins c’était fait ! Fin d’une étape beaucoup moins glamour que la phase d’inspiration !

Sauf que… je n’étais pas au bout de mes peines ! Tel quel, c’était totalement incohérent et franchement ça ne donnait pas envie de lire… Il n’y avait pas vraiment de lien entre les exercices, ça partait même dans tous les sens. Il a bien fallut me rendre à l’évidence ; c’était très loin d’être au point ! Outch…

… patatras… grosse phase de découragement…


La tâche m’a paru soudain tellement ardue. Mais dans quelle galère je m’étais mise ? Parce qu’en plus, ce n’était pas comme si je n’avais que ça à faire ! J’avais beaucoup de travail à côté. Et même si je savais que j’aurai forcément à passer par des phases de découragement, que ce serait temporaire, que ça finirait par passer parce que tout fini par passer… ce n’en était pas moins super déprimant !

Clairement il m’est apparu que ce projet allait prendre beaucoup plus de temps que prévu – enfin, prévu… plutôt imaginé, je précise. Je voyais le temps filler, je me voyais prendre du retard, je paniquais en regardant ma deadline approcher – a-t-on idée d’appeler ça une deadline d’abord… Bref je me voyais retomber dans d’anciens schémas qui ne me plaisaient pas particulièrement.

Après m’être bien faite tourner en bourrique toute seule, il a vraiment fallu que j’aille chercher tout au fond de moi mon courage à pleines mains. Et surtout garder à l’esprit que je vivais mon rêve, même si là ce n’était pas franchement le cas ! Et surtout, surtout ne pas oublier à quel point c’était impossible pour moi de renoncer à ce projet et de déclarer forfait. J’allais en baver, certes, je devais me faire une raison. Je ne me laissais pas le choix : quoiqu’il arrive je terminerai ce livre !

J’ai fini par m’y coller “pour de vrai”, texte après texte. OK, ce n’était pas au point, mais je pouvais y faire quelque chose : j’avais donc senti ce besoin de mettre du lien entre les exercices que je proposais et d’y mettre du sens. Un sens plus global : en quoi, tel thème allait contribuer à libérer sa créativité. Et je devais l’expliquer pour que le lecteur comprenne.

Je voulais aussi qu’il y ait une progression au sein de chaque semaine, que ce soit logique de mettre tel exercice avant tel autre. Mais également qu’il y ait une progression au fil des mois pour emmener mes lecteurs vers une vraie libération, construite au fil des jours et pour qu’ils puissent prendre leur envol… à la fin.

Encore une fois, c’était loin d’être simple mais j’ai appliqué cette bonne vieille méthode pleine de bon sens : un pas après l’autre… ouf, c’était intense mais l’orage était passé !

ghylenn-descamps-creativite
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